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Actus
IRA : points clés en région au 21 janvier

Grippe et syndromes grippaux :

  • 7e semaine en phase épidémique

  • Après deux semaines de baisse, l’activité liée à la grippe s’est stabilisée aux urgences et chez SOS Médecins. Cette tendance est hétérogène selon les départements et les classes d’âge. On observe toutefois une hausse des recours chez les enfants, notamment les 5-14 ans, dans les deux réseaux (cette hausse était déjà observée en S02 chez SOS Médecins).

Bronchiolite (moins de 1 an) :

  • 2e semaine en phase post-épidémique

  • L’activité poursuit sa baisse aux urgences mais augmente chez SOS Médecins


AFPA : alerte grippe chez l'enfant

La Gregory Pariente Foundation (GPFD) et l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (APFA) publient une analyse de l’impact de la précédente grippe chez l’enfant et précisent qu’il est encore temps de vacciner contre la grippe tous les 2 à 17 ans, notamment ceux atteints d’asthme.

Considérant la grippe pédiatrique comme une maladie à part entière, elles recommandent de :

● Étendre la vaccination antigrippale à tous les enfants de 6 mois à 17 ans, y compris ceux sans comorbidité.

● Promouvoir la vaccination nasale attendue pour améliorer la couverture vaccinale, très insuffisante chez les enfants et notamment chez les enfants asthmatiques (13,4% en 2024/2025).

● Renforcer les campagnes de prévention et les gestes barrières


Grippe saisonnière : les médicaments homéopathiques ne sont pas des vaccins

Alors que la campagne annuelle de vaccination contre la grippe saisonnière est en cours, l’ANSM rappelle que les médicaments homéopathiques ne sont pas des vaccins et qu’ils ne peuvent pas se substituer aux vaccins contre la grippe.

Des médicaments homéopathiques peuvent être traditionnellement utilisés dans la prévention et le traitement de l'état grippal (fièvre, frissons courbatures, etc.) mais ils ne sont ni autorisés ni efficaces dans la prévention de la grippe. On ne doit donc pas employer le terme de “vaccin homéopathique” pour parler de ces médicaments. Seuls les vaccins contre la grippe ont démontré leur efficacité dans la prévention des infections grippales.


Covid-19 : un nouvel arrêté impacte la vaccination par les pharmaciens

Un nouvel arrêté abroge certaines dispositions de l'article 5 de l'arrêté du 1er juin 2021 relatif aux mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé maintenues en matière de lutte contre la covid-19. L’évolution de cet article portant notamment sur les mesures prises pour assurer la vaccination contre la covid-19,  implique certaines conséquences sur la vaccination par les pharmaciens, préparateurs et étudiants en pharmacie.


La rougeole en France en 2025

873 cas de rougeole sont survenus et ont été déclarés en 2025. Parmi ces cas, 314 (36 %) ont été hospitalisés (dont 12 en réanimation), 121 cas (14 %) ont présenté une complication (dont 70 pneumopathie(s) et 2 encéphalite(s)). 4 décès attribuables à la rougeole ont été rapportés, tous chez des patients immunodéprimés.

L’âge médian des cas est de 16,7 ans.

71 départements en France (70 %) ont rapporté au moins un cas au cours de la période. Les cinq principaux départements avec le plus de cas déclarés étaient : Nord (15 %), Bouches-du-Rhône (6 %), Aude (6 %), Haute-Savoie (5 %) et Isère (5 %).

Sur la période, 114 situations de cas groupés ont été rapportées aux ARS (données provisoires).


Webinaires vaccination : replay et programme 2026

Retrouvez tous nos webinaires sur l'actualité de la vaccination en replay, avec notamment celui sur le Virus respiratoire syncytial (VRS), avec le Dr Philippe Minodier, fin 2025.

Voir les replay

Et il sera prochainement possible de s'inscrire à nos webinaires 2026 qui auront pour thèmes : "la désinformation en vaccination", "les recommandations vaccinales 2026", "l'outil Ebug", et "les vaccins de l'hiver".


SEV : prochain copil régional le 12 février 2026

Le CRES et l'ARS PACA organisent le prochain comité de pilotage régional de la Semaine européenne de la vaccination le 12 février prochain, en visio, de 10h à 12h. L'occasion de se mobiliser pour l'édition 2026 qui se déroulera du 27 avril au 3 mai prochain en France. Ordre du jour et lien de connexion prochainement disponibles.

Vient de paraître
Information en santé. Bilan des forces et des faiblesses. Recommandations pour une stratégie nationale d’information et de lutte contre la désinformation en santé

Face à la circulation massive de fausses informations en santé, Stéphanie Rist, ministre de la Santé et de la Famille, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a annoncé le lancement de la stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé. Cette stratégie vise à impulser des actions concrètes et durables afin de garantir à toutes et tous une information en santé fiable, accessible et compréhensible. Elle s'appuie sur un rapport qui souligne que "des accusations globales de toxicité, d’inefficacité ou de projets de contrôle des citoyens (puces, 5G, réduction de la population) sont lancées. Il y a une mise en avant disproportionnée d’effets indésirables réels ou supposés, au détriment des bénéfices individuels et populationnels démontrés.(...)" La désinformation en santé alimente les refus vaccinaux.


Vaccination : état des lieux de l’adhésion et description des réticences

En 2024, 80 % des adultes de 18 à 79 ans sont favorables à la vaccination. Le gradient socio-économique se poursuit en 2024 avec une adhésion vaccinale plus élevée parmi les personnes présentant un niveau d'éducation plus élevé et une meilleure situation financière. La vaccination contre la Covid-19 est celle qui suscite le plus de réticences (25 %), suivie de la vaccination contre la grippe (7 %).


Le vaccin contre le VRS en prévention des hospitalisations des plus de 60 ans

Une vaste étude danoise de phase 4, impliquant plus de 130 000 sujets âgés de plus de 60 ans, offre de nouvelles perspectives concernant la protection en conditions réelles du vaccin contre le VRS à l’égard des hospitalisations. Cet article traite du protocole de l’étude, de ses principaux résultats et de ses limites. 


Efficacité comparative de l’immunisation des nourrissons par le nirsevimab (Beyfortus) par rapport à la vaccination maternelle par le vaccin RSVpreF (Abrysvo) contre les hospitalisations liées au virus respiratoire syncytial (VRS)

Cette étude nationale pharmaco-épidémiologique, conduite par le Groupement d’intérêt scientifique Epi-Phare constitué par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et la Caisse nationale de l'Assurance Maladie (Cnam), compare l’efficacité de l’immunisation passive des nourrissons par nirsevimab et de la vaccination maternelle par RSVpreF contre les hospitalisations liées au virus respiratoire syncytial (VRS). Les résultats de l'étude, basée sur le système national des données de santé incluant 42 560 nourrissons nés entre septembre et décembre 2024, montre que le Le nirsevimab offre une protection plus forte contre les hospitalisations et les formes sévères liées au VRS que la vaccination maternelle par RSVpreF. Les résultats suggèrent qu’administrer directement le nirsevimab aux nourrissons pourrait offrir une protection plus fiable durant leur première saison à risque. Néanmoins, ces deux options d’immunisation devraient permettre de parvenir à une protection universelle des nourrissons


Bilan de la deuxième campagne de vaccination contre les infections à papillomavirus humain (HPV) menée au collège dans les classes de 5e au cours de l’année scolaire 2024-2025 en France

Une première campagne nationale de vaccination contre les infections à HPV a été organisée dans les collèges durant l'année scolaire 2023-2024, renouvelée lors de l'année scolaire 2024-2025. Comme la précédente, elle a été menée dans les collèges publics et privés volontaires et a ciblé les filles et les garçons élèves de 5ème. Au total, 13 % des vaccinations contre les infections à HPV des enfants nés en 2012 ont été réalisées au collège. A noter : en France hexagonale, la couverture vaccinale était la plus faible en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Corse et en Ile-de-France (respectivement 44 %, 46 %, 45 % chez les filles et 33 %, 32 %, 36 % chez les garçons) et la plus élevée en Bretagne (70 % chez les filles et 61 % chez les garçons). L’augmentation d’environ 15 points de la couverture vaccinale observée pendant la campagne de vaccination au collège chez les filles et les garçons témoigne de l’efficacité de cette campagne pour la faire progresser. Cela souligne l’importance de reconduire ces campagnes en milieu scolaire et de renforcer la communication autour de celles-ci jusqu’à atteindre l’objectif de 80 % à l’horizon 2030 conformément à la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030.


Bilan de la campagne de vaccination 2023-2024 contre le HPV en Nouvelle-Aquitaine

En 2023, en réponse à une faible couverture vaccinale contre le HPV, une campagne nationale de vaccination gratuite a été mise en œuvre dans les écoles françaises, ciblant les élèves âgés de 12 à 13 ans. Une évaluation de cette campagne a été réalisée en Nouvelle-Aquitaine pour identifier les facteurs liés au refus de la vaccination en milieu scolaire, (obstacles ainsi que leviers à l’adhésion), et pour estimer son impact global sur la couverture vaccinale.



Evolution du risque de lésions précancéreuses du col de l’utérus chez plus de 850 000 femmes non vaccinées contre le HPV

Une étude nationale publiée dans The Lancet Public Health a examiné l’évolution du risque de lésions précancéreuses du col de l’utérus chez plus de 850 000 femmes suédoises non vaccinées contre le HPV, nées entre 1985 et 2000. Les résultats montrent que les femmes non vaccinées nées en 1999–2000 présentent un risque nettement plus faible de ces lésions que les femmes nées avant 1989. Les auteurs concluent que cette diminution du risque chez des femmes non vaccinées s’explique par un effet indirect de la vaccination : lorsque la couverture vaccinale est élevée dans une population, la circulation du HPV diminue, ce qui réduit aussi le risque d’infection chez les personnes non vaccinées.


Efficacité vaccinale provisoire contre le virus de la grippe chez les patients ambulatoires, France, octobre 2025 à janvier 2026

Depuis octobre 2025, une hausse précoce des taux de positivité pour la grippe a été observée dans plusieurs pays européens, en particulier en Angleterre, qui a enregistré sa première saison de grippe depuis 2003/04. En France, la saison 2025/26 se caractérise par une forte circulation de virus grippaux A(H3N2) appartenant à la sous-clade K, avec co-circulation de la sous-clade A(H1N1)pdm09 D.3. La positivité grippale chez les patients a augmenté dès la semaine 41/2025. Malgré une inadéquation partielle du vaccin cette saison, les analyses intermédiaires indiquent une efficacité vaccinale statistiquement significative dans tous les groupes d’âge.


Hésitation vaccinale parmi les populations migrantes en Europe: une revue systématique des méthodes mixtes

Parmi les migrants, l’adhésion au vaccin est influencée par divers facteurs, notamment la vaccination interrompue dans les pays d’origine, les calendriers divergents et la marginalisation au sein des systèmes d’accueil. L'hésitation vaccinale est façonnée par des facteurs culturels, structurels et expérientiels qui diffèrent des populations natives. Cette revue systématique vise à synthétiser des données qualitatives et quantitatives sur l’hésitation vaccinale parmi les populations migrantes en Europe.

Outils
Vaccination des femmes enceintes. Repères pour votre pratique

Certaines pathologies infectieuses ont des conséquences parfois graves pour la femme enceinte, le fœtus ou le futur nourrisson. Aussi le calendrier vaccinal des femmes enceintes s’est élargi ces dernières années avec l’ajout de nouvelles vaccinations qui ont fait la preuve de leur efficacité et de leur sécurité d’emploi durant la grossesse. Ce document de synthèse autour des recommandations vaccinales pendant la grossesse est destiné aux professionnels de santé.